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La pensée est libre. Cicéron.

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1 000 TITRES * COLLECTION GUILLAUME BUDÉ BELLES LETTRES LIVRES DE POCHE BILINGUES COLLECTIONS DE POCHE DICTIONNAIRES * 1 000 TITRES * COLLECTION GUILLAUME BUDÉ BELLES LETTRES LIVRES DE POCHE BILINGUES COLLECTIONS DE POCHE DICTIONNAIRES * 1 000 TITRES * COLLECTION GUILLAUME BUDÉ BELLES LETTRES LIVRES DE POCHE BILINGUES COLLECTIONS DE POCHE DICTIONNAIRES *

Sur terre les humains passent comme des feuilles : si le vent fait tomber les unes sur le sol, la forêt vigoureuse, en retour du printemps, en fait passer bien d'autres ; chez les hommes aussi les générations l'une à l'autre se succèdent.
[…] Beauté, raison, bien dire ; on voit qu'en un même homme, les dieux presque jamais ne mettent tous les charmes.

De même, lorsque les deux vents Boréas et Zéphyros, soufflant de la Mrèkè, bouleversent la haute mer poissonneuse, et que l'onde noire se gonfle et se déroule en masses d'écume, ainsi, dans leurs poitrines, se déchirait le coeur des Akhaiens. Et l'Atréide, frappé d'une grande douleur, ordonna aux hérauts à la voix sonore d'appeler, chacun par son nom, et sans claineurs, les hommes à l'agora. Et lui-même appela les plus proches. Et tous vinrent s'asseoir dans l'agora, pleins de tristesse. Et Agamemnôn se leva, versant des larmes, comme une source abondante qui tombe largement d'une roche élevée.

ILIADE
   HOMERE   Grèce

Il est impossible de connaître l'âme, les sentiments et la pensée d'aucun homme, si on ne l'a pas vu à l'œuvre dans le pouvoir de l'application des lois.
ANTIGONE

Quiconque en ses affaires domestiques est un excellent maître, paraîtra juste aussi dans celles de l'État.

Il est bien des merveilles en ce monde, il n'est pas de plus grande que l'homme.

Pour les hommes, il n'y a jamais eu d'institution aussi fatale que l'argent.

En face du vrai bonheur, les richesses valent l'ombre d'une fumée.


ANTIGONE   SOPHOCLE   Grèce

Tous les hommes aspirent à la vie heureuse et au bonheur, c'est là une chose manifeste ; mais si plusieurs ont la possibilité d'y atteindre, d'autres ne l'ont pas en raison de quelque malchance ou vice de nature ( car la vie heureuse requiert un certain accompagnement de biens extérieurs, en quantité moindre pour les individus doués de meilleures dispositions, et en quantité plus grande pour ceux dont les dispositions sont moins bonnes ) , et d'autres enfin, tout en ayant la possibilité d'être heureux, impriment dès le début une fausse direction à leur recherche du bonheur.

La différence entre l'historien et le poète ne vient pas du fait que l'un s'exprime en vers ou l'autre en prose ; mais elle vient de ce fait que l'un dit ce qui a eu lieu, l'autre ce à quoi l'on peut s'attendre.

L'épopée, et la poésie tragique comme aussi la comédie, l'art du poète de dithyrambe et, pour la plus grande partie, celui du joueur de flûte et de cithare, se trouvent tous être, d'une manière générale, des imitations. Mais ils diffèrent les uns des autres par trois aspects : ou bien ils imitent par des moyens différents, ou bien ils imitent des objets différents, ou bien ils imitent selon des modes différents, et non de la même manière.

ARISTOTE   Grèce

Ce n'est pas toi le mortel, mais ton corps. Tu n'es point celui que cette apparence révèle ; l'être de chacun est dans son esprit, non dans cette figue qui peut être montrée du doigt. Sache donc que tu es un dieu, si du moins est dieu celui qui possède force, sentiment et mémoire, qui prévoit et qui régit, modère et meut ce corps auquel il est préposé.

Avant de vous dire, pères conscrits, ce qui me semble devoir être dit en cette circonstance, sur la république, je vous exposerai en peu de mots les motifs de mon départ et de mon retour. Quand j'espérais voir la direction des affaires publiques rendue enfin à votre sagesse et à votre autorité, j'étais bien décidé à rester ici comme au poste qui convient à un consulaire, à un sénateur. Je ne m'éloignai pas alors, et je ne quittai pas des yeux la patrie jusqu'au jour où nous fûmes convoqués dans le temple de Tellus, dans ce temple où je jetai, autant qu'il fut en moi, les bases de la paix, où je renouvelai l'exemple donné autrefois par Athènes, prenant jusqu'au mot grec dont elle se servit lorsqu'elle apaisa ses discordes ; où j'exprimai enfin cette opinion que le souvenir de nos dissensions devait être enseveli dans un éternel oubli. Alors le discours d'Antoine fut admirable, et ses intentions étaient excellentes. Ce fut par lui et ses enfants que la paix fut scellée avec les citoyens les plus considérables. Le reste répondait à ce début. Il appelait les premiers de l'État aux délibérations qui avaient lieu dans sa maison sur la chose publique : il soumettait à cet ordre les plus sages propositions ; il répondait avec la plus grande affabilité aux questions qui lui étaient faites ; on ne trouvait rien alors dans les registres de César. A-t-on rappelé quelques exilés ? Un seul, disait-il ; excepté celui-là, personne. A-t-on accordé quelque grâce ?

DISCOURS   CICERON   Rome

Tous ces biens qui vous enflent d'orgueil, vous soulèvent au-dessus de l'humanité et vous font oublier votre fragilité […] , ils ne sont pas à vous ! Ils ne sont qu'un dépôt qui d'heure en heure attend un nouveau maître : un ennemi les saisira, ou un héritier au cœur d'ennemi.

Le vice a mille formes, un seul résultat : l'homme se déplaît à lui-même.

Vous exigez de moi, Novatus, que je traite par écrit des moyens de guérir la colère ; et je vous applaudis d'avoir craint particulièrement cette passion, de toutes la plus hideuse et la plus effrénée. Les autres, en effet, ont encore un reste de calme et de sang-froid : celle-ci n'est qu'impétuosité ; toute à l'élan de son irritation, ivre de guerre, de sang, de supplices ; sans souci d'elle-même, pourvu qu'elle nuise à son ennemi ; se ruant sur les épées nues, et avide de vengeances qui appelleront un vengeur.

Tous les hommes ne sont pas vulnérables de la même façon ; aussi faut-il connaître son point faible pour le protéger davantage.

Même les natures difficiles et indomptées supporteront celui qui les flatte ; la caresse n'éveille ni la rudesse ni l'effroi.


SÉNÈQUE
   Rome

En proie à quels dangers et dans quels ténèbres
consumons-nous le peu que nous avons à vivre ?
Ne l'entendez-vous pas, ce qu'aboie la nature,
qu'être exempt de douleur suffit à notre corps,
de crainte et de souci à l'aise de notre âme ?

Au temps où, spectacle honteux, la vie humaine traînait à terre les chaînes d'une religion qui, des régions du ciel, montrait sa tête aux mortels et les effrayait de son horrible aspect, le premier, un homme de la Gr
èce, un mortel, osa lever contre le monstre ses regards, le premier il engagea la lutte. Ni les fables divines, ni la foudre, ni le ciel avec ses grondements ne purent le réduire ; son courage ardent n'en fut que plus animé du désir de briser les verrous de la porte étroitement fermée de la nature. Mais la force de son intelligence l'a entraîné bien au-delà des murs enflammés du monde. Il a parcouru par la pensée l'espace immense du grand Tout, et de là, il nous rapporte vainqueur la connaissance de ce qui peut ou ne peut pas naître, de la puissance départie à chaque être et de ses bornes inflexibles. Ainsi la superstition est à son tour terrassée, foulée aux pieds, et cette victoire nous élève jusqu'aux cieux.

LUCRÈCE   Rome

HISTOIRE DE L'ANTIQUITE * 500 TITRES *

Cependant à Rome les femmes s'étaient répandues dans tous les temples ; le plus grand nombre et les plus distinguées d'entre elles, prosternées au pied de l'autel de Jupiter Capitolin, adressaient à ce dieu les plus ferventes prières. Entre celles-ci était Valérie, soeur de Publicola, celui qui avait rendu aux Romains tant et de si grands services, soit dans la guerre, soit pendant la paix. Publicola était mort quelque temps auparavant, comme nous l'avons dit dans sa vie ; Valérie sa soeur, qui, par l'éclat de sa vertu, relevait encore celui de sa naissance, jouissait de l'estime et de la considération de toute la ville. Elle fut, dans cette occasion, affectée du sentiment dont je viens de parler ; et frappée tout à coup d'une inspiration divine qui lui fit voir ce qu'il était le plus utile de faire, elle se lève du pied de l'autel, engage les autres dames à la suivre, et se rend avec elles à la maison de Volumnie, mère de Coriolan : elle y entre, et la trouve assise auprès de sa belle-fille, et tenant entre ses bras ses deux petits-fils. Les femmes qui l'accompagnaient s'étant rangées autour d'elle, Valérie prit la parole.

VIES PARALLELES   VIE DE CORIOLAN   PLUTARQUE   Grèce

De peur qu'on ait de la peine à suivre le récit que je vais faire par l'ignorance des lieux, il est souhaitable que j'indique de quel endroit partit Hannibal, par où il passa, et en quelle partie de l'Italie il arriva. Pour cela il ne faut pas se contenter de nommer les lieux, les fleuves et les villes par leurs noms, comme font certains historiens, qui s'imaginent que cela suffit pour donner une connaissance distincte des lieux. Quand il s'agit de lieux connus, je conviens que, pour en renouveler le souvenir, c'est un grand secours que d'en voir les noms ; mais quand il, est question de ceux qu'on ne connaît point du tout, il ne sert pas plus de les nommer que si l'on faisait entendre le son d'un instrument ou toute autre chose qui ne signifierait rien ; car, l'esprit n'ayant pas sur quoi s'appuyer, et ne pouvant rapporter ce qu'il entend à rien de connu, il ne lui reste qu'une notion vague et confuse. Il faudrait donc trouver une méthode par laquelle on conduisît le lecteur à la connaissance des choses inconnues, en les rapportant à des idées solides et qui lui seraient familières. La première, la plus étendue et la plus universelle notion qu'on puisse donner, c'est celle par laquelle on conçoit, pour peu d'intelligence que l'on ait, la division de cet univers en quatre parties, et l'ordre que ces parties gardent entre elles, savoir : l'Orient, le Couchant, le Midi et le Septentrion. Une autre notion, c'est celle par laquelle, plaçant par l'esprit les différents endroits de la terre sous quelqu'une de ces quatre parties, nous rapportons les lieux qui nous sont inconnus à des idées connues familières. Après avoir fait cela pour le monde en général, il n'y a plus qu'à partager de la même manière la terre que nous connaissons.
POLYBE   Grèce

J'allai trouver un de ceux qui passent pour avoir le plus de sagesse, convaincu que là, plus que partout, je pourrais réfuter la réponse faite à Chéréphon et montrer clairement la chose à l'oracle : Cet homme-là est plus sage que moi ; or toi, c'est de moi que tu l'as affirmé ! Je procède donc à un examen approfondi de mon homme (point n'est besoin en effet de le désigner par son nom : c'était un de nos hommes politiques), et, de l'examen auquel je le soumis, de ma conversation avec lui, l'impression que je retirai, Athéniens, fut à peu près celle-ci : que, selon mon sentiment, cet homme-là avait auprès d'autres, et en grand nombre, auprès de lui-même surtout, une réputation de sagesse, mais point une sagesse réelle. Ensuite je m'efforçai de lui faire voir qu'il croyait sans doute être sage, qu'il ne l'était pas cependant. Or, à partir de ce moment, je lui devins odieux, ainsi qu'à beaucoup de ceux qui assistaient à notre conversation. Je me faisais du moins, tout en m'en allant, ces réflexions : ' Voilà un homme qui est moins sage que moi. Il est possible en effet que nous ne sachions, ni l'un ni l'autre, rien de beau ni de bon. Mais lui, il croit qu'il en sait, alors qu'il n'en sait pas, tandis que moi, tout de même que, en fait, je ne sais pas, pas davantage je ne crois que je sais ! J'ai l'air, en tout cas, d'être plus sage que celui-là, au moins sur un petit point, celui-ci précisément : que ce que je ne savais pas, je ne croyais pas non plus le savoir ! '
APOLOGIE DE SOCRATE   PLATON   Grèce

Les hommes croient ce qu'ils désirent.

L'expérience, voilà le maître en toutes choses.

Le danger que l'on pressent, mais que l'on ne voit pas, est celui qui trouble le plus.

JULES CESAR   Rome


Telles sont les assertions des Perses et des Phéniciens. Quant à moi, je ne vais pas prononcer, à propos de ces événements, qu'il en fut ainsi ou d'une autre façon. J'indiquerai celui qui, autant que je sache personnellement, a pris le premier l'initiative d'actes offensants envers les Grecs ; et j'avancerai dans la suite de mon récit, parcourant indistinctement les grandes cités des hommes et les petites ; car, de celles qui jadis étaient grandes, la plupart sont devenues petites ; et celles qui étaient grandes de mon temps étaient petites autrefois ; persuadé que la prospérité humaine ne demeure jamais fixée au même point, je ferai donc mention également et des unes et des autres.
HISTOIRES   HERODOTE   Grèce

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